Les stages : des rémunérations faibles, un statut précaire

En France, la législation n’oblige les sociétés à rémunérer les stagiaires que depuis le 29 juin 2006, date à laquelle la loi sur l’égalité des chances du 31 mars 2006 a été validée, sous la forme d’un décret. Auparavant, aucune loi n’obligeait les entreprises à rémunérer ses stagiaires, même pour une longue durée. Cette nouvelle législation ne concerne cependant que les stages d’une durée supérieure à deux mois ; cette durée était auparavant de trois mois mais a été diminuée en 2012. Le minimum salarial que l’entreprise doit verser au stagiaire est indexé sur le SMIC comme pour l’emploi : il s’agit de 30% de son montant.

Les salaires moyens d’un stagiaire en France

En France, si certaines entreprises commencent à proposer des rémunérations plus importantes pour les stagiaires, la grande majorité se contente d’offrir le minimum salarial obligatoire, c’est à dire 30% du SMIC. Cette somme correspond en 2013 à une gratification de 436,05 euros par mois. Pour inciter les jeunes diplômés ou les étudiants à intégrer leurs services, certaines sociétés proposent des gratifications plus importantes, qui peuvent varier entre 600 et 900 euros mensuels. Des avantages en nature sont parfois proposés, tels que le défraiement des déplacements professionnels ou les tickets restaurants par exemple. Plus rarement, de grandes compagnies peuvent proposer une gratification de stage s’apparentant à un salaire d’employé, variant entre 1200 et 1500 euros dans quelques rares cas. Quelle que soit la gratification proposée au stagiaire, cette dernière est exonérée de cotisations sociales, dans la mesure où elle n’est pas considérée comme un salaire.